Langue des signes française Déficients visuels Sourds et malentendants Personnes à mobilité réduite Twitter Facebook Vimeo Instagram inscription à la newsletter Menu Fermer Expand Festival de Marseille
Festival de Marseille

Biographies

Feda Wardak


Artiste et architecte afghano-français, Feda Wardak se définit comme architecte-constructeur et s’intéresse aux modèles d'organisation de certaines communautés qui se construisent indépendamment de l'aide des pouvoirs publics. Il construit des œuvres paysagères monumentales, réalise des films, crée des performances et des œuvres chorégraphiques ou des ateliers artistiques et monte des lieux de transmission. 


Diplômé de l’Ensa Paris-Belleville où il enseigne aujourd’hui, Feda Wardak crée Aman Iwan après ses études, une plateforme éditoriale lui permettant d’écrire sur l’architecture, l’urbanisme et l’aménagement du territoire sous un prisme international qui intègre des notions décoloniales, d’extractivisme et d’impérialisme. En Afghanistan, Feda Wardak mène des recherches sur le district de Jeghatu et travaille avec des artisans locaux pour la préservation et la transmission de pratiques menacées de disparition. 

En France, il s’intéresse aux incohérences liées à l’aménagement de certains territoires engagés dans des processus de rénovations urbaines et tente de mettre en récit les violences qui agissent sur ces environnements. Ses dispositifs artistiques s’appuient sur ce qu’il qualifie de « projet économique ». Il s’agit de faire du projet un levier pour la création d’emplois, l’ouverture d’espaces de formation et la mise en partage de savoirs et de savoir-faire. 

Le travail de Feda Wardak a été présenté entre autres à la Biennale d’architecture de Venise, au MAC VAL à Vitry-sur-Seine, aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois, au Dhaka Art Summit, à la Condition Publique à Roubaix, à la Biennale d’Architecture de Chicago, à la Biennale d’art de Lagos, au Centre d’art Les Églises à Chelles, à la Contemporaine - Triennale de Nîmes, à la Biennale d’art contemporain de Lyon. Et prochainement à la Fondation Cartier à Paris, au festival Public Art Munich ou encore à l’Académie des Arts de Berlin. 




Saïdo Lehlouh


Danseur et chorégraphe rompu à l’exercice du spectacle de rue, Saïdo Lehlouh met en lumière la sincérité et la fluidité du hip-hop dans ses créations. La notion de groupe définit son travail dès ses prémices et il participe à marquer l’histoire du b-boying de son empreinte dans les années 2000 avec le Bad Trip Crew.


Saïdo Lehlouh, aussi connu sous le nom de « Darwin », évolue dans le milieu du hip-hop depuis ses 15 ans. Cette « touche » propre aux breakers français, proche du mouvement félin, Saïdo Lehlouh l’explore et l’exporte hors des terrains de compétition, d’abord avec Wild Cat en 2014 puis avec Apaches en 2018.

Plaçant la notion d’altérité au centre de son travail, il crée la compagnie Black Sheep aux côtés de Johanna Faye et co-signe les spectacles Iskio (2015), Fact (2017) et Earthbound (2021) dans lesquels la création musicale en live y côtoie une distribution plurielle.

En 2024, Saïdo Lehlouh propose Témoin, partant d’un protocole de rencontre dansée et de recherche formelle qui retrace les croisements d’interprètes autodidactes aux identités fortes. Saïdo Lehlouh est membre du collectif FAIR·E, codirecteur du CCN de Rennes et de Bretagne, artiste associé au Théâtre de la Ville-Paris.




Deena Abdelwahed


Productrice, compositrice et DJ tunisienne installée en France depuis ses 26 ans, Deena Abdelwahed navigue entre club, création scénique et recherche instrumentale.


En 2025, elle compose la bande originale de Magec / The Desert de Radouan Mriziga et poursuit ses recherches à l’IRCAM, où elle développe de nouveaux instruments MIDI dont un Qanun MIDI, partant du constat que les dispositifs électroniques du marché manquent des nuances essentielles aux musiques arabes. En 2023, elle sort son second album Jbal Rrsas (InFiné), exploration des topographies de la musique arabe dansante, acclamé par Pitchfork, The Guardian et The Wire. La même année, elle signe les bandes originales de la pièce Flagranti d’Essia Jaïbi et du court métrage Daw de Samir Ramdani, avec qui elle collaborera sur le thriller La Hogra. Son premier album Khonnar (2018) et l’EP Klabb (2017, InFiné) avaient déjà été salués par la critique internationale, après une collaboration au second album de Fever Ray. Formée sur la scène alternative tunisienne (World Full Of Bass, Arabstazy), ses DJ sets hybrides l’ont portée du Berghain à Glastonbury, de Dekmantel à Sonar.

Et aussi...